Centres de loisirs décalés dans la région , le casse-tête des parents

Centres de loisirs décalés dans la région , le casse-tête des parents

«
Pour les parents qui travaillent, c’est un peu compliqué, c’est sûr’ Heureusement, certains peuvent compter sur papy-mamy. Mais du coup, papy-mamy vont devoir remettre leurs vacances en Corse à plus tard !
» Heureusement pour elle, « mamy Andrée », comme la surnomment affectueusement les trois bambins qui l’entourent et qui lui réclament la main à tour de rôle sur le chemin de l’école n’avait pas encore réservé son séjour. Et tant mieux. Car cette fois, la fin de l’année scolaire tombe un mardi soir, contrairement aux vacances de 2015 qui avaient débuté un samedi.

Conséquence, pour pouvoir aménager les locaux qui accueilleront les différents centres de loisirs, certaines communes ont préféré faire débuter ces derniers le lundi d’après. Un véritable casse-tête pour les parents ayant besoin de faire garder leurs enfants en fin de semaine. «
D’habitude, c’est facile, les cours se terminent le vendredi soir. Les enfants peuvent alors tranquillement passer le week-end en famille et le lundi matin, hop ! Les parents les déposent aux centres. Mais cette année, l’Éducation nationale en a décidé autrement
», soupire Andrée, tout en rappelant à l’ordre «
ses trois petits filous
» quelque peu dissipés et qu’il va falloir «
canaliser avant le début des centres !
».

Peu de solutions

Du côté des mairies concernées, on évoque surtout des questions d’organisation. «
Les centres sont installés dans les écoles et il faut retirer le matériel pour installer celui des activités. C’est impossible de démarrer au lendemain des vacances
», avance Véronique Six, adjointe à la jeunesse à la mairie d’Halluin. Des arguments que la plupart des parents comprennent. «
Le tout, c’est de savoir s’organiser
», indique une jeune maman de Linselles, à quelques kilomètres d’Halluin. Avec son compagnon, ils ont réussi à poser deux RTT. «
De toute façon, c’est comme ça, on ne peut pas lutter contre le calendrier !
», résume-t-elle avec philosophie.

Mais une chose est sûre, les solutions ne sont pas nombreuses. «
Lorsqu’on a épuisé les papys-mamys et les RTT, il ne reste plus que les garderies
», résume Patrick Masclet, de l’Association des maires du Nord, et également maire d’Arleux. «
Après tout, c’est aux communes de trouver des solutions.
» Certaines, comme Wervicq-Sud, ont ainsi décidé de faire débuter les centres dès le mercredi 6 juillet. Une solution rendue possible grâce à un recrutement des animateurs réalisé un peu plus tôt que d’habitude.

D’autres, comme Comines, ont eu l’idée de supprimer les deux heures dédiées au périscolaire dans les écoles le mardi soir, pour avoir le temps de nettoyer les locaux. De quoi ravir les enfants qui, eux, sont impatients de la voir arriver, cette fin d’année scolaire.

Et le casse-tête n’est pas terminé…

Vacances de la Toussaint. Décidément, les parents d’élèves de la région ne sont pas au bout de leurs peines : cette année, les cours s’achèveront le mercredi 19 octobre et reprendront le jeudi 3 novembre. Difficile, pour le moment, de savoir si les communes mettront en place des dispositifs spéciaux. Mais la bonne nouvelle c’est que, en étant prévenu si tôt à l’avance, il est déjà possible de s’organiser.

Vacances de Noël. Il y en a qui vont être ravis ! Cette année, les vacances de Noël vont durer un peu plus longtemps que d’habitude puisque les cours s’achèveront le samedi 17 décembre et ne reprendront que le mardi 3 janvier. On peut déjà entendre certains enfants crier de joie…

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