Au Touquet les cinq nouveaux bars et restaurants de plage font des vagues

Au Touquet les cinq nouveaux bars et restaurants de plage font des vagues

«
On veut tirer Le Touquet vers le haut, clame le maire Daniel Fasquelle. La station qui tourne le dos à la mer, c’est fini.
» C’est vrai que pendant des décennies, la plage de la station la plus chic de la région a été, si ce n’est délaissée, en tout cas jamais magnifiée. Bétonnisation du front de mer, construction de l’Aqualud’ Depuis quelques années, ça change. La ville végétalise les abords de la plage, une voie cyclable agréable a été tracée à deux pas de la promenade des Princes-de-Monaco foulée par Albert II en septembre.

« On n’est pas bien là »

Dernier exemple de ce renouveau, les cinq bars et restaurants de plage ouverts à Pâques. Des modules posés à même le sable, équipés d’élégantes terrasses en bois et de mobiliers balnéaires personnalisés. Des établissements implantés du nord, près d’Aqualud, jusqu’au sud, à deux pas du complexe de thalassothérapie.

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On n’est pas bien là , s’enchante Olivier Tkacz, cogérant du nouveau restaurant-bar le Sand. Sur les plages de la Côte d’Opale, il n’est pas toujours facile de prendre un verre ou de déjeuner les pieds dans le sable. En installant ces modules, la ville du Touquet a innové tout en imposant un cahier des charges stricts (pas d’alcool fort, engagement de bail de six ans’) et une architecture qui marque. «
C’est un choc positif
», reconnaît Daniel Fasquelle. Un choc tout court pour certains amoureux de la station.

«
Je ne trouve pas cela très beau
», confie Jean-Claude Nebout, président d’un collectif citoyen touquettois. La semaine dernière, lors de l’inauguration, une passante a stoppé le maire : «
Ces gens-là qui vous suivent, ils trouvent ça beau Eh bien pas moi !
»

Dessinés par l’architecte Richard Klein, les cinq modules sont, à la base, des conteneurs de transport. Repeints, ces volumes d’acier ont ensuite été intégralement transformés par la société hazebrouckoise Hedimag, dirigée par Hervé Diers (la friterie Momo de Bienvenue chez les Ch’tis, c’est lui !).

Rien n’a été laissé au hasard : cuisines, bars, blocs WC, portes à ouverture hydraulique, clins en bois imputrescible’ Des équipements clairement haut de gamme, mais qui gênent les puristes du Touquet. Près de 800 signatures contre les modules ont déjà été récoltées en ligne. Insuffisant pour couler le projet.

ZOOM

L’investissement

La ville est propriétaire des cinq modules de plage qu’elle loue 30 000 par an pour les trois restaurants-bars et 18 000 pour les deux bars. Selon le maire, le coût des modules sera amorti en six ans.

Les cinq établissements

Du nord vers le sud, on trouve Le Sand (bar-resto), La Banane bleue (bar), le Waïkiki beach (bar, glaces, gaufres), Les Pirates (bar-resto)

et O’Safran (bar-resto).

Pas d’alcool fort

Oubliez le mojito « on the beach » ! Il est interdit de servir des alcools forts sur la plage. Seuls sont autorisés les bières, les vins et autres alcools « légers ».

Pratique

Chaque module est équipé d’un WC réservé à la clientèle.

Quelques prix

Comptez en moyenne 2 l’expresso, 3 à 3,50 le Coca. Si vous voulez passer à table, à titre d’exemple, le tartare de saumon

est facturé 15,80 chez Le Sand.

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