Brexit  ,  pas de marché unique à la carte  pour Londres préviennent les Vingt-Sept à Bruxelles

 Brexit  ,  pas de marché unique à la carte  pour Londres préviennent les Vingt-Sept à Bruxelles

A l’issue d’un sommet à Bruxelles mercredi 29 juin, les dirigeants européens ont voulu se montrer des plus fermes : ils ont averti le Royaume-Uni qu’il ne pourrait pas négocier un accès « à la carte » au marché unique après sa sortie de l’Union européenne (UE), rejetant toute velléité de Londres de restreindre la libre circulation des personnes.

« Les dirigeants ont clairement dit que l’accès au marché unique nécessite d’accepter les quatre libertés [fondamentales de l’UE], y compris la liberté de mouvement », a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk.

Tout en réaffirmant l’espoir des Vingt-Sept « que le Royaume-Uni sera un partenaire proche à l’avenir », il a insisté lors d’une conférence de presse sur le fait qu’il n’y aurait pas de marché unique à la carte « au bénéfice de Londres ». Les Européens ne toléreront « aucune exception » à cette règle, a renchéri à son côté Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

La question de l’immigration, en provenance notamment d’Europe de l’Est, a joué un rôle essentiel dans la campagne pour le référendum du 23 juin au Royaume-Uni, qui a abouti à un vote favorable à près de 52 % au « Brexit ».

Fin de non-recevoir

Devant ses homologues, le premier ministre britannique David Cameron avait jugé mardi soir qu’une « réforme de la libre circulation des personnes » au sein de l’UE constituait « la clé pour rester proche de l’Union ».

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Le président français François Hollande lui avait déjà adressé une fin de non-recevoir. Le débat de mercredi ne constituait qu’« un premier échange », a déclaré M. Tusk, estimant qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions. Une prochaine rencontre pour poursuivre les discussions à 27 a été annoncée pour le 16 septembre à Bratislava, en Slovaquie. « Un point de notre débat a été très clair : les dirigeants sont absolument déterminés à rester unis », a souligné M. Tusk.

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Quant à l’Espagne, confrontée à la menace d’une indépendance de la Catalogne, elle s’oppose à ce que l’Ecosse soit partie prenante de toute négociation post-Brexit avec l’UE, a déclaré mercredi à Bruxelles le chef du gouvernement, Mariano Rajoy.

Migrants : pas de remise en cause des accords du Touquet pour François Hollande

Le président de la République français s’est prononcé mercredi 29 juin contre une remise en cause de l’accord du Touquet signé avec Londres, qui vise à contenir l’immigration clandestine vers le Royaume-Uni, comme le réclament plusieurs responsables politiques français après le « Brexit ».

« Remettre en cause l’accord du Touquet au prétexte que le Royaume-Uni a voté le Brexit’, et va donc engager des négociations pour sortir de l’Union européenne, n’a pas de sens », a déclaré M. Hollande.

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