Bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris , trois femmes interpellées dans l’Essonne

Bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris , trois femmes interpellées dans l'Essonne

Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé que trois femmes, âgées de 39 ans, 23 ans et 19 ans, ont été interpellées dans la soirée du jeudi 8 septembre à Boussy-Saint-Antoine, en Essonne, dans le cadre de l’enquête sur la voiture contenant des bonbonnes de gaz retrouvée le week-end dernier en plein Paris. Elles « préparaient de nouvelles actions violentes et imminentes », a déclaré le ministre.

L’une d’elles a été blessée par balle après avoir poignardé avec un couteau un policier lors de l’opération menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les jours de ce dernier ne sont pas en danger, a précisé le ministre.

Plus tôt dans la journée, une source policière avait annoncé l’arrestation et le placement en garde à vue d’un deuxième couple près de Montargis, dans le Loiret. Deux premiers suspects, un homme et une femme tous deux connus des services de renseignement pour appartenir à la mouvance islamiste radicale, avaient été interpellés sur une aire d’autoroute dans le sud de la France.

Les deux couples placés en garde à vue résidaient dans le Gâtinais, la région de Montargis (Loiret), a déclaré jeudi le maire de Châlette-sur-Loing, ville de 12 000 habitants où le second couple a été interpellé.

« Une nouvelle forme d’attaque » crainte

C’est un employé de bar qui a repéré, dans la nuit de dimanche à lundi, une Peugeot 607 stationnée près du quai de Montebello, dans le 5e arrondissement de Paris, et dont les plaques d’immatriculation avaient été enlevées, les feux de détresse allumés et une bonbonne de gaz vide sur un siège du véhicule. Les policiers dépêchés sur place ont alors découvert dans le coffre cinq bonbonnes pleines, mais aucun dispositif de mise à feu. Des documents en arabe ont été retrouvés sur le siège passager avant de la voiture, selon une source policière.

Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il s’agira notamment de savoir s’il y avait un projet d’attentat ou non.

Il y a le risque d’« une nouvelle forme d’attaque » avec « le dépôt d’engins explosifs » dans des lieux rassemblant une foule importante, avait averti le patron de la DGSI, Patrick Calvar, le 10 mai devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats, il s’est aussi dit « persuadé » que les djihadistes « monteront en puissance » en passant au stade « des véhicules piégés et des engins explosifs ».

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